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L'importance de la bienveillance

Mis à jour : 13 août 2019

La bienveillance (ou éducation positive) est une approche globale de la vie, un état d'esprit respectueux de soi et des autres. Je vais aborder ce sujet ici, en m'appuyant sur des exemples concrets, tirés de situations quotidiennes que peuvent rencontrer les parents avec leurs enfants. Avant toute chose, il s'agit ici de mon interprétation, de ce que je comprends de l'éducation bienveillante et de ma vision des choses.


La bienveillance, qu'est ce que c'est ?


C'est le fait d'aider son enfant à se développer en respectant son propre rythme, en restant à son écoute, en lui apportant notre soutient et notre amour. Mais c'est aussi le fait de porter sur lui notre regard aimant, compréhensif et sans jugement. Et c'est encore le fait d'écarter toute punition physique ou verbale (menace, chantage, humiliation, etc...). Il faut comprendre que le jeune enfant ne vit qu'à travers ses émotions. C'est sa manière d'apprendre le monde. L'éducation bienveillante c'est alors le fait d'accompagner ces émotions, pour mieux l'aider à les gérer, à les exprimer. C'est aussi sécuriser son enfant pour qu'il gagne confiance en lui. L'aider à comprendre son environnement, les autres et lui-même, tout en veillant à son bien-être.


Alors, pourquoi c'est important ?


Pour situer un peu... Nous pouvons dissocier deux côtés au cerveau humain, deux côtés ayant des fonctions bien différentes :

  • le côté droit du cerveau : celui des émotions, des sentiments, de la spontanéité, de la créativité, de l'imaginaire ;

  • le côté gauche du cerveau : celui de la logique, du sens moral.

A la naissance de bébé, seul le cerveau droit (celui des émotions) est fonctionnel. Le gauche entamera son développement au moment des questionnements de l'enfant, quand il aura acquis la parole. Donc, à chaque fois que bébé vit une émotion, il la vit pleinement et de façon très intense. Il n'a pas la capacité de réfléchir à ce qu'il ressent, d'analyser la situation. Il la vit, seulement.


L'importance de la bienveillance

Maintenant que nous avons compris (dans les grands lignes) comment fonctionne le cerveau d'un bébé (et d'un jeune enfant), voyons un peu ce que va lui apporter l'éducation bienveillante...

Respecter son rythme


Que ce soit au niveau de son développement ou au niveau de son quotidien (sommeil, repas, temps d'éveil, etc...), le respect du rythme de l'enfant est important. La bienveillance, par définition, garantie cela. Au niveau des repas, si l'enfant ne veut pas manger, il est important de prendre du recul et de se dire qu'il est possible qu'il ait moins faim ce jour là. Ça ne veut pas dire qu'il ne va pas bien. Un enfant sait s'auto-gérer, se réguler. L'appétit varie ! Concernant le respect de son développement, il est conseillé de s'intéresser à la motricité libre afin de le laisser découvrir, appréhender et connaitre son corps, sans entraver ses mouvements, sans lui imposer une position qu'il n'a pas acquis seul. Ainsi, l'enfant va passer naturellement par plusieurs étapes : couché sur le dos, se retourner sur le ventre, ramper, s'assoir, faire du quatre-pattes, se mettre debout, marcher, etc... En passant par toutes ces étapes (par lui-même) et selon son propre développement, il va renforcer ses muscles, développer des enchainements de positions et gagner ne confiance en lui. L'important est d'être à son écoute, être à l'affut des signes qui nous montre un message de fatigue, de satiété, de refus, etc... et de le laisser (à son rythme) faire ses expériences avec son corps et acquérir des positions tout seul.


L'importance de la bienveillance

Etre à l'écoute et accueillir ses émotions


Il est important d'écouter, d'accueillir et de valider les émotions de l'enfant. Alors, lorsqu'un enfant nous parle ou nous montre quelque chose, il est important de l'écouter réellement : le regarder, lui montrer que l'on est là pour lui afin qu'il sente qu'il a toute notre attention. C'est, bien-sûr et avant tout, un signe de respect. Généralement, un enfant qui tombe (et qui s'est plutôt bien rattrapé) a très souvent plus peur que mal. Quand on lui demande (sur le coup) s'il a eu peur, il nous dit que oui. Nous le consolons. Puis quand on lui demande (après quelques secondes) s'il a encore peur, il nous dit généralement que non. Et là, l'enfant se rend compte qu'il n'a plus peur, que la chute est finie, qu'il est en sécurité, et alors il se calme de lui-même, il arrête de pleurer. L'adulte l'aide alors à comprendre son émotion et à l'apprivoiser, car il ne sait pas le faire seul. Il vit simplement son émotion de manière très forte et est dépassé par la situation. Parallèlement, un enfant auquel nous avons dit "non" à la quelque chose qu'il voudrait, c'est normal qu'il soit en colère, il a le droit de ressentir cette colère. Il est important de lui dire qu'il a le droit de ressentir ce qu'il ressent, que nous comprenons. Il est important de lui dire que nous tenons compte de son envie et lui proposer de la remettre à plus tard est rassurant pour lui, et aide à apaiser les conflits. L'enfant comprend que nous l'avons vraiment écouté, que ce n'est pas un refus définitif. Et puis, l'impliquer dans une tâche permet de le responsabiliser, de lui changer les idées et de lui donner de l'importance.


L'importance de la bienveillance

L'importance de la bienveillance

Formuler les choses positivement


Il est utile d'apprendre à changer ses phrases, les tourner différemment, de façon à ce qu'elles ne contiennent plus de formulation négative. Il faut, en fait, enlever les "NE PAS". Alors oui, c'est tout bête. Mais ça demande de se remettre en question, de revenir sur ce que l'on dit, sur nos habitudes, etc... mais ça aide beaucoup l'enfant.


L'importance de la bienveillance

Le rendre autonome


Laisser l'enfant faire un maximum, tout en étant là pour lui s'il a besoin qu'on l'accompagne. Etre à ses côtés, mais le laisser faire. Il faut alors (souvent) prévoir le temps de laisser l'enfant faire seul (mettre ses chaussures, par exemple) lorsque l'on est pressé le matin. Pour qu'un enfant retienne ce que l'adulte lui montre (lui apprend, essaye de lui faire comprendre...) il faut qu'il expérimente par lui-même, qu'il fasse seul.


L'importance de la bienveillance

Ne pas le punir :

Il est préférable d'exclure les punitions, qu'elles soient physiques ou verbales (donner une petite tape sur la main, mettre l'enfant au coin, le faire s'asseoir plus loin seul tout seul, etc...). Privilégions plutôt les "actions", faire faire quelque chose à l'enfant pour remédier à la maladresse commise. Ensuite, il est intéressant d'inviter son enfant à venir nettoyer (ou à observer le nettoyage, si c'est trop dangereux). Ça permet de le faire agir pour remédier à la maladresse commise, il prend conscience des choses.


L'importance de la bienveillance

L'importance de la bienveillance

Ecarter les douces violences


Les douces violence, c'est le fait de faire des choses à l'enfant sans le prévenir. Il suffit simplement d'expliquer nos gestes et nos agissements à nos enfants, pour les prévenir. Que ce soit au moment du change, lui expliquer ce que l'on fait : on va attraper sa jambe... le retourner... etc. Ou encore au moment du bain, à l'heure du repas, etc... A tout moment.


L'importance de la bienveillance

Préférer la communication non violente


Il s'agit d'éviter de dire "Tu es..." à l'enfant, ce qui va alors le stigmatiser, l'enfermer dans un rôle.

  • "Tu m'énerve"

  • "T'es nul !"

  • "T'es méchant !"

  • "T'es pas beau quand tu fais ça"

  • "Arrête d'être jaloux"

  • "Arrête de pleurer comme un bébé"


Un parent qui dit à longueur de journée que son enfant est timide, en guise "d'excuse" envers les autres personnes lorsque son enfant refuse de dire bonjour, etc... Là, l'enfant entend toute la journée qu'on dit de lui qu'il est timide. Alors, il va être timide. Il va prendre ce rôle inconsciemment et se conformer à ce que son parent dit, pour répondre à son attente.


L'importance de la bienveillance

Lui donner la liberté de choisir


Il est agréable pour l'enfant de l'aider à coopérer et à choisir, en lui proposant toujours au moins deux possibilités :

  • 2 choix de tenues pour la journée (dans le cas où l'enfant veut choisir ses vêtements) ;

  • le choix de faire 1 seul tour de manège, puis de rentrer à la maison après. Ou bien de ne pas faire de manège du tout, et de rentrer à la maison tout de suite.

Ainsi, en ayant le choix, l'enfant va coopérer. Il va accepter les choses et on évitera ainsi un conflit avec l'adulte. Il va avoir l'impression d'avoir le "contrôle" sur la situation, de par son choix. Et il "signera inconsciemment le contrat" en choisissant une tenue ou l'autre, en choisissant de faire 1 seul tour de manège ou pas du tout. Cela responsabilisera l'enfant et le rendra autonome.



- âge de Choupette : 8 mois -